Résumé des Caractéristiques du Produit
ANSM - Mis à jour le : 13/08/2024
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
EXEMESTANE ARROW LAB 25 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Exémestane.......................................................................................................................... 25 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire : lécithine de soja.
Chaque comprimé contient 0,0400 mg de lécithine de soja.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimé pelliculé.
Comprimé blanc à blanc cassé, avec une pellicule d’environ 6 mm, rond, biconvexe, aux bords biseautés, gravé avec le chiffre « 25 » sur un côté et uni de l’autre côté.
4. DONNEES CLINIQUES
4.1. Indications thérapeutiques
EXEMESTANE ARROW LAB est indiqué dans le traitement adjuvant du cancer du sein invasif à un stade précoce exprimant des récepteurs aux estrogènes, chez les femmes ménopausées, à la suite d'un traitement adjuvant initial d'une durée de 2 à 3 ans par tamoxifène.
EXEMESTANE ARROW LAB est indiqué dans le traitement du cancer du sein à un stade avancé chez la femme ménopausée naturellement ou artificiellement après échec du traitement par antiestrogènes.
L'efficacité n'a pas été démontrée chez les patientes dont les cellules tumorales ne possèdent pas de récepteurs aux estrogènes.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Adultes et personnes âgées
La dose recommandée d’EXEMESTANE ARROW LAB est de 1 comprimé à 25 mg à prendre une fois par jour, de préférence après un repas.
Chez les patientes atteintes d'un cancer du sein à un stade précoce, le traitement par exémestane devra être maintenu jusqu'à une durée totale de cinq ans d'hormonothérapie adjuvante séquentielle (tamoxifène suivi d’exémestane) ou moins en cas de rechute de la tumeur.
Chez les patientes atteintes d'un cancer du sein à un stade avancé, le traitement par exémestane devra être maintenu jusqu'à l'apparition de signes de progression de la tumeur.
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patientes présentant une insuffisance hépatique ou rénale (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
L'utilisation n'est pas recommandée chez l'enfant.
4.3. Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active, au soja ou à la lécithine, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Chez la femme en préménopause et chez la femme enceinte ou qui allaite.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
EXEMESTANE ARROW LAB ne doit pas être administré chez la femme en préménopause. Par conséquent, des dosages de LH, FSH et estradiol devront être effectués pour confirmer la ménopause, si nécessaire.
EXEMESTANE ARROW LAB doit être utilisé avec précaution chez des patientes présentant une insuffisance hépatique ou rénale.
EXEMESTANE ARROW LAB est un puissant inhibiteur de la synthèse estrogénique, et une diminution de la densité minérale osseuse (DMO) et une augmentation de l’incidence des fractures ont été observées après son administration (voir rubrique 5.1). Au début d'un traitement adjuvant par EXEMESTANE ARROW LAB, les femmes atteintes ou à risque d’ostéoporose doivent bénéficier d'une évaluation médicale de la densité minérale osseuse, selon la pratique et les recommandations cliniques actuelles. Les patientes atteintes d'une maladie à un stade avancé doivent bénéficier d’une évaluation de la densité minérale osseuse au cas par cas. Malgré l’absence de données sur les effets d’un traitement sur la diminution de la densité minérale osseuse induite par EXEMESTANE ARROW LAB, les patientes traitées par EXEMESTANE ARROW LAB devront être surveillées étroitement, et un traitement ou une prophylaxie de l’ostéoporose devra être mis en place chez les patientes à risque.
Il convient d'envisager une évaluation de routine du taux de 25-hydroxy-vitamine D avant le début du traitement par inhibiteur de l'aromatase en raison de la prévalence élevée du déficit sévère chez les patientes atteintes de cancer du sein à un stade précoce. Les femmes qui présentent un déficit en vitamine D doivent recevoir un supplément de vitamine D.
Excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
EXEMESTANE ARROW LAB contient de la lécithine dérivée du soja. Si un patient est allergique au soja, EXEMESTANE ARROW LAB est contre-indiqué (voir section 4.3).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
In vitro, il a été montré que le médicament est métabolisé par le cytochrome P450 CYP3A4 et par les aldo-céto réductases (voir rubrique 5.2) et qu'il n'inhibe aucune des principales isoenzymes du CYP. Dans une étude de pharmacocinétique clinique, l'inhibition spécifique du CYP 3A4 par le kétoconazole n'a montré aucun effet significatif sur la pharmacocinétique de l’exémestane.
Dans une étude d'interaction avec la rifampicine, puissant inducteur du CYP450, administrée à la dose de 600 mg/jour avec une dose unique de 25 mg d'exémestane, l'aire sous la courbe (AUC) d’exémestane a été réduite de 54 % et sa concentration maximale (Cmax) de 41 %. La pertinence clinique de cette interaction n'ayant pas été évaluée, une co-administration avec des médicaments connus comme inducteurs du CYP3A4 tels que la rifampicine, les anticonvulsivants (ex : phénytoïne et carbamazépine) et les préparations à base de millepertuis (Hypericum perforatum), pourrait réduire l'efficacité d’EXEMESTANE ARROW LAB.
EXEMESTANE ARROW LAB doit être utilisé avec précaution en co-administration avec des médicaments métabolisés par le CYP3A4 et qui ont une marge thérapeutique étroite. Il n’y a pas d’expérience clinique d’une utilisation concomitante d’EXEMESTANE ARROW LAB avec d’autres médicaments anticancéreux.
EXEMESTANE ARROW LAB ne doit pas être co-administré avec des médicaments contenant des estrogènes qui pourraient annuler son action pharmacologique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aucune donnée clinique sur des grossesses exposées à l’exémestane n’est disponible.
Certains effets toxiques de l’exémestane ont été démontrés lors des études de reproduction réalisées chez l'animal (voir rubrique 5.3). Par conséquent, EXEMESTANE ARROW LAB est contre-indiqué pendant la grossesse.
Allaitement
Etant donné que l’excrétion d’exémestane dans le lait maternel est inconnue, EXEMESTANE ARROW LAB ne doit pas être administré pendant l’allaitement.
Femmes en péri-ménopause ou en âge de procréer
Le médecin discutera de la nécessité de mettre en place une contraception adaptée avec les patientes susceptibles d’être enceintes, incluant les patientes en péri-ménopause ou les patientes récemment ménopausées, jusqu’à ce que la ménopause soit clairement établie (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
L’exémestane a une influence modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Des cas d'assoupissement, de somnolence, d'asthénie et de vertiges ont été rapportés lors de l'utilisation d’exémestane. Les patientes doivent être averties que si ces effets apparaissent, leurs capacités physiques et/ou mentales nécessaires pour utiliser les machines ou conduire une voiture peuvent être altérées.
4.8. Effets indésirables
Dans toutes les études cliniques menées à la dose conventionnelle de 25 mg par jour, l’exémestane a généralement été bien toléré, les effets indésirables étaient généralement légers à modérés.
Le taux d’arrêt du traitement pour effets indésirables est de 7,4 % chez les patientes atteintes de cancer du sein à un stade précoce et recevant un traitement adjuvant par de l’exémestane après un traitement adjuvant initial par du tamoxifène. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont : bouffées de chaleur (22 %), arthralgies (18 %) et fatigue (16 %).
Dans la population globale de patientes atteintes d’un cancer du sein avancé, le taux d’arrêt du traitement en raison d’effets indésirables est de 2,8 %. Les évènements indésirables les plus fréquemment rapportés sont : bouffées de chaleur (14 %) et nausées (12 %).
La plupart des effets indésirables peut être attribuée aux conséquences pharmacologiques normales de la carence en estrogènes (bouffées de chaleur, par exemple).
Les effets indésirables rapportés lors des études cliniques et après la commercialisation sont listés ci-dessous par classe de systèmes d'organes et par fréquence.
Leur fréquence est définie comme suit : très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100), rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rares (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de système organes
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Fréquence
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Dénomination MedDRA
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Affections hématologiques et du système lymphatique
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Très fréquents
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Leucopénie (**)
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Fréquents
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Thrombocytopénie (**)
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Fréquence indéterminée
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Diminution du taux de lymphocytes (**)
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Affections du système immunitaire
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Peu fréquents
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Hypersensibilité
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Troubles du métabolisme et de la nutrition
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Fréquents
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Anorexie
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Affections psychiatriques
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Très fréquents
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Dépression, insomnie
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Affections du système nerveux
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Très fréquents
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Céphalées, sensations de vertige
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Fréquents
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Syndrome du canal carpien, paresthésie
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Rares
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Somnolence
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Affections vasculaires
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Très fréquents
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Bouffées de chaleur
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Affections gastro-intestinales
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Très fréquents
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Douleurs abdominales, nausées
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Fréquents
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Vomissements, diarrhées, constipation, dyspepsie
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Affections hépatobiliaires
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Rares
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Hépatite (), hépatite cholestatique ()
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané
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Très fréquents
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Hyperhidrose
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Fréquents
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Alopécie, éruption cutanée, urticaire, prurit
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Rares
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Pustulose exanthématique aiguë généralisée ()
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Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
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Très fréquents
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Douleurs articulaires et musculosquelettiques (*)
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Fréquents
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Fractures, ostéoporose
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Troubles généraux et anomalies au site d’administration
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Très fréquents
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Douleur, fatigue
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Fréquents
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Œdème périphérique, asthénie
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Investigations
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Très fréquents
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Enzyme hépatique augmentée, bilirubinémie augmentée, phosphatase alcaline sanguine augmentée
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(*) Incluent : arthralgies et, moins fréquemment, douleurs au niveau des extrémités, ostéoarthrite, douleurs dorsales, arthrite, myalgie et raideurs articulaires.
(**) Chez les patientes atteintes d'un cancer du sein à un stade avancé, des cas de thrombocytopénies et de leucopénies ont été rarement rapportés. Une diminution occasionnelle des lymphocytes chez approximativement 20 % des patientes recevant de l’exémestane a été observée, en particulier chez celles présentant déjà une lymphocytopénie. Cependant, les valeurs moyennes des lymphocytes chez ces patientes n'ont pas changé significativement au cours du temps, et aucune augmentation des infections virales n'a été observée. Ces effets n'ont pas été observés dans les études sur le cancer du sein à un stade précoce.
() Fréquence calculée au moyen de la règle de 3.
Le tableau ci-dessous présente la fréquence des événements indésirables et affections prédéfinis dans l’étude sur le cancer du sein à un stade précoce Intergroup Exemestane Study (IES), quelle que soit la causalité, rapportés chez les patientes sous traitement et jusqu’à 30 jours après l’arrêt de celui-ci.
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Evénements indésirables et affections
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Exémestane
(n = 2 249)
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Tamoxifène
(n = 2 279)
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Bouffées de chaleur
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491 (21,8 %)
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457 (20,1 %)
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Fatigue
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367 (16,3 %)
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344 (15,1 %)
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Céphalées
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305 (13,6 %)
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255 (11,2 %)
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Insomnie
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290 (12,9 %)
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204 (9,0 %)
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Augmentation de la sudation
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270 (12,0 %)
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242 (10,6 %)
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Affections gynécologiques
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235 (10,5 %)
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340 (14,9 %)
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Sensations vertigineuses
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224 (10,0 %)
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200 (8,8 %)
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Nausées
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200 (8,9 %)
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208 (9,1 %)
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Ostéoporose
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116 (5,2 %)
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66 (2,9 %)
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Hémorragie vaginale
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90 (4,0 %)
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121 (5,3 %)
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Autre cancer primitif
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84 (3,6 %)
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125 (5,3 %)
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Vomissements
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50 (2,2 %)
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54 (2,4 %)
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Troubles de la vision
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45 (2,0 %)
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53 (2,3 %)
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Complications thromboemboliques
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16 (0,7 %)
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42 (1,8 %)
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Fracture ostéoporotique
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14 (0,6 %)
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12 (0,5 %)
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Infarctus du myocarde
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13 (0,6 %)
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4 (0,2 %)
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Dans l’étude IES, la fréquence des événements cardiaques ischémiques dans les groupes de traitement par de l’exémestane et par du tamoxifène est respectivement de 4,5 % et 4,2 %. Aucune différence significative n’a été observée pour les événements cardiovasculaires incluant l’hypertension artérielle (9,9 % versus 8,4 %), l’infarctus du myocarde (0,6 % versus 0,2 %) et l’insuffisance cardiaque (1,1 % versus 0,7 %).
Dans l'étude IES, l’exémestane est associé à une incidence plus élevée d'hypercholestérolémie comparativement au tamoxifène (3,7% versus 2,1 %).
Dans une autre étude randomisée, en double aveugle, menée chez les femmes ménopausées, atteintes d'un cancer du sein à un stade précoce à faible risque et traitées par de l’exémestane (N=73) ou placebo (N=73) sur 24 mois, l’exémestane est associé en moyenne à une réduction de 7-9 % du HDL-cholestérol plasmatique, versus une augmentation de 1 % pour le placebo. Une réduction de 5-6 % de l'apolipoprotéine A1 a été observée dans le groupe exémestane versus 0-2 % pour le groupe placebo. L'effet sur les autres paramètres lipidiques analysés (cholestérol total, LDL cholestérol, triglycérides, apolipoprotéine-B et lipoprotéine -a) est très similaire dans les 2 groupes. La signification clinique de ces résultats n'est pas clairement déterminée.
Dans l'étude IES, la fréquence des ulcères gastriques est plus élevée dans le groupe traité par de l’exémestane que dans le groupe par du tamoxifène (0,7 % versus < 0,1 %). Dans la plupart des cas, les patientes traitées par de l’exémestane qui ont développé un ulcère gastrique recevaient de façon concomitante des anti-inflammatoires non-stéroïdiens et/ou avaient des antécédents d'ulcère.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
4.9. Surdosage
Des études cliniques ont été conduites avec l’exémestane, donné en dose unique jusqu’à 800 mg chez des volontaires sains et en dose quotidienne jusqu’à 600 mg chez des patientes ménopausées présentant un cancer du sein avancé ; ces doses ont été bien tolérées. La dose unique d'exémestane susceptible de provoquer des symptômes menaçant le pronostic vital n'est pas connue. Chez le Rat et le Chien, une létalité a été observée après administration orale de doses uniques équivalentes respectivement à 2 000 et 4 000 fois celle recommandée chez la femme sur une base de mg/m². Il n'existe pas d'antidote spécifique au surdosage et le traitement doit être symptomatique. Un traitement symptomatique général incluant un contrôle fréquent des paramètres vitaux et une surveillance étroite de la patiente est indiqué.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : inhibiteur stéroïdien de l’aromatase ; agent antinéoplasique, code ATC : L02BG06.
Mécanisme d’action
L’exémestane est un inhibiteur stéroïdien irréversible de l'aromatase, structurellement apparenté au substrat naturel, l'androstènedione. Chez les femmes ménopausées, les estrogènes sont produits principalement par la conversion des androgènes en estrogènes, grâce à l'aromatase dans les tissus périphériques. La carence en estrogènes induite par l'inhibition de l'aromatase constitue un traitement efficace et sélectif du cancer du sein hormono-dépendant chez les femmes ménopausées. Chez les femmes ménopausées, l’exémestane p.o. a diminué significativement les concentrations sériques en estrogènes à partir d'une dose de 5 mg, atteignant une suppression maximale (> 90 %) avec une dose comprise entre 10 et 25 mg.
Chez les patientes ménopausées présentant un cancer du sein, traitées avec une dose journalière de 25 mg, l'aromatisation dans l'ensemble de l’organisme a été réduite de 98 %.
L’exémestane ne possède aucune activité progestative ou estrogénique. Une légère activité androgénique, probablement due au dérivé 17-hydro, a été observée principalement aux doses élevées. Dans des études portant sur l'administration de doses quotidiennes multiples, l’exémestane n'a pas eu d'effet décelable sur la biosynthèse surrénalienne du cortisol ou de l'aldostérone, mesurée avant et après épreuve à l'ACTH ; ce qui démontre sa sélectivité vis-à-vis des autres enzymes impliquées dans la stéroïdogenèse.
La substitution glucocorticoïde et minéralocorticoïde n'est donc pas nécessaire. Une légère augmentation non dose-dépendante des taux sériques de LH et de FSH a été observée même à faibles doses : cet effet est toutefois attendu pour la classe pharmacologique et résulte probablement d’un rétrocontrôle au niveau hypophysaire suite à une réduction des taux d'estrogènes qui stimule la sécrétion pituitaire des gonadotrophines également chez les femmes ménopausées.
Efficacité et sécurité clinique
Traitement adjuvant du cancer du sein à un stade précoce
Lors d’une étude (IES) multicentrique, randomisée, en double aveugle, menée chez 4 724 patientes ménopausées atteintes d’un cancer du sein avec récepteurs hormonaux positifs ou inconnus, les patientes n’ayant pas récidivé après 2 à 3 ans de traitement adjuvant par du tamoxifène ont été randomisées pour recevoir 3 à 2 ans de traitement par de l’exémestane (25 mg/jour) ou du tamoxifène (20 ou 30 mg/jour) afin d’obtenir une hormonothérapie d’une durée totale de 5 ans.
IES suivi médian de 52 mois
Après une durée médiane de traitement de 30 mois et un suivi médian d’environ 52 mois, le traitement séquentiel avec l’exémestane, après 2 à 3 ans de traitement adjuvant par du tamoxifène, est associé à une amélioration cliniquement et statistiquement significative de la survie sans maladie (DFS) par rapport à la poursuite du traitement par du tamoxifène. Sur la période observée, l’analyse montre que l’exémestane réduit de 24 % le risque de récidive de cancer du sein par rapport au tamoxifène (Risque Relatif (RR) [hazard ratio (HR)] : 0,76 ; p = 0,00015). L’effet bénéfique d’exémestane par rapport au tamoxifène en ce qui concerne la DFS est manifeste, quel que soit le statut ganglionnaire ou le traitement antérieur par chimiothérapie.
L’exémestane réduit également significativement le risque de cancer du sein controlatéral (hazard ratio : 0,57 ; p = 0,04158).
Dans l’ensemble de la population étudiée, une tendance à une amélioration de la survie globale a été observée avec l’exémestane (222 décès) par rapport au tamoxifène (262 décès), avec un risque relatif de 0,85 (test du log-rang : p = 0,07362), représentant une réduction du risque de décès de 15 % en faveur d’exémestane. Une réduction statistiquement significative du risque de décès de 23 % (risque relatif pour la survie globale ; 0,77, test du Chi2 de Wald : p = 0,0069) a été observée avec l’exémestane par rapport au tamoxifène après ajustement des facteurs pronostiques prédéfinis (statut RE, statut ganglionnaire, chimiothérapie antérieure, utilisation d’un THS et administration de bisphosphonates).
Principaux résultats d’efficacité à 52 mois chez l’ensemble des patientes (en intention de traiter) et chez les patientes exprimant des récepteurs aux estrogènes
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Critère d’évaluation
Population
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Exémestane
Evénements/N (%)
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Tamoxifène
Evénements/N (%)
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Hazard ratio (95% IC)
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Valeur de p*
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Survie sans maladie a
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Ensemble des patientes
Patientes RE+
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354 /2 352 (15,1 %)
289 /2 023 (14,3 %)
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453 /2 372 (19,1 %)
370 /2 021 (18,3 %)
|
0,76 (0,67-0,88)
0,75 (0,65-0,88)
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0,00015
0,00030
|
|
Cancer du sein controlatéral
|
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Ensemble des patientes
Patientes RE+
|
20 /2 352 (0,9 %)
18 /2 023 (0,9 %)
|
35 /2 372 (1,5 %)
33 /2 021 (1,6 %)
|
0,57 (0,33-0,99)
0,54 (0,30-0,95)
|
0,04158
0,03048
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Survie sans cancer du sein b
|
|
Ensemble des patientes
Patientes RE+
|
289 /2 352 (12,3 %)
232 /2 023 (11,5 %)
|
373 /2 372 (15,7 %)
305 /2 021 (15,1 %)
|
0,76 (0,65-0,89)
0,73 (0,62-0,87)
|
0,00041
0,00038
|
|
Survie sans récidive à distance c
|
|
Ensemble des patientes
Patientes RE+
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248 / 2 352 (10,5 %)
194 /2 023 (9,6 %)
|
297 /2 372 (12,5 %)
242 /2 021 (12,0 %)
|
0,83 (0,70-0,98)
0,78 (0,65-0,95)
|
0,02621
0,01123
|
|
Survie globale d
|
|
Ensemble des patientes
Patientes RE+
|
222 / 2 352 (9,4 %)
178 /2 023 (8,8 %)
|
262 /2 372 (11,0 %)
211 /2 021 (10,4 %)
|
0,85 (0,71-1,02)
0,84 (0,68-1,02)
|
0,07362
0,07569
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* Test du log-rank ; patientes RE+ = patientes dont les cellules tumorales expriment des récepteurs aux estrogènes.
a La survie sans maladie est définie comme étant la première apparition de récidive locale ou à distance, de cancer du sein controlatéral ou de décès de toute cause.
b La survie sans cancer du sein est définie comme étant la première survenue de récidive locale ou à distance, de cancer du sein controlatéral ou de décès due au cancer du sein.
c La survie sans récidive à distance est définie comme étant la première survenue de récidive à distance ou de décès due au cancer du sein.
d La survie globale est définie comme étant la survenue du décès de toute cause.
Dans l’analyse complémentaire de la sous-population des patientes exprimant des récepteurs aux estrogènes ou de statut hormonal inconnu, le risque relatif de survie globale non ajusté est de 0,83 (test du log-rank : p = 0,04250), ce qui représente une réduction cliniquement et statistiquement significative de 17 % du risque de décès.
Les résultats de la sous-étude IES sur l’os montrent que les femmes traitées par de l’exémestane après avoir suivi un traitement par du tamoxifène durant 2 à 3 ans, présentent une diminution modérée de la densité minérale osseuse. Dans l’étude globale, l’incidence des fractures sur 30 mois de traitement a été plus élevée chez les patientes traitées par de l’exémestane que chez celles recevant du tamoxifène (4,5 % et 3,3 % respectivement, p = 0,038).
Les résultats de la sous étude IES sur l’endomètre indiquent, après 2 ans de traitement, une diminution médiane de l’épaisseur de l’endomètre de 33 % chez les patientes recevant de l’exémestane et pas de variation notable chez les patientes traitées par du tamoxifène. L’épaississement de l’endomètre, rapporté au début de l’étude, est revenu à la normale (< 5 mm) pour 54 % des patientes traitées par de l’exémestane.
IES suivi médian de 87 mois
Après une durée médiane de traitement de 30 mois environ et un suivi médian de 87 mois environ, les résultats ont montré qu’un traitement séquentiel par l’exémestane après 2 à 3 ans de thérapie adjuvante par le tamoxifène était associé à une amélioration cliniquement et statistiquement significative de la DFS, par rapport à la poursuite d’un traitement par le tamoxifène. Les résultats ont montré que sur la période d’étude observée, l’exémestane a permis une réduction significative du risque de récidive de cancer du sein de 16 % comparé au tamoxifène (Risque Relatif (RR) [hazard ratio (HR)] : 0,84 ; p = 0,002).
De façon générale, l’effet bénéfique d’exémestane par rapport au tamoxifène sur la DFS était manifeste, indépendamment du statut ganglionnaire ou d’un traitement antérieur par chimiothérapie ou hormonothérapie. Dans quelques sous-groupes de faible taille d’échantillon, la différence n’est pas restée significative. Ces résultats tendent à montrer une tendance en faveur d’exémestane chez les patientes présentant plus de 9 ganglions positifs, ou ayant été précédemment traitées par une chimiothérapie de type CMF.
Chez les patientes avec un statut ganglionnaire inconnu, une chimiothérapie antérieure différente, ou également une hormonothérapie antérieure inconnue ou manquante, une tendance non statistiquement significative en faveur du tamoxifène a été observée.
De plus, l’exémestane a également prolongé de manière significative la survie sans cancer du sein (Risque Relatif (RR) [hazard ratio (HR)] : 0,82 ; p = 0,00263) et la survie sans récidive à distance (hazard ratio 0,85 ; p = 0,02425).
L’exémestane a réduit également le risque de cancer du sein controlatéral, bien que cet effet n’était plus statistiquement significatif sur la période d’étude observée (Risque Relatif (RR) [hazard ratio (HR)] : 0,74 ; p = 0,12983). Dans la population entière de l’étude, une tendance à l’amélioration de la survie globale a été observée avec l’exémestane (373 décès), par rapport au tamoxifène (420 décès) avec un hazard ratio de 0,89 (test du log-rank : p = 0,08972), ce qui représente une réduction du risque de décès de 11 % en faveur de l’exémestane. Après ajustement des facteurs pronostiques prédéfinis (statut RE, statut ganglionnaire, chimiothérapie antérieure, utilisation d’un THS et administration de bisphosphonates), une réduction statistiquement significative du risque de décès de 18 % (Risque Relatif pour la survie globale : 0,82 ; test du Chi2 de Wald : p = 0,0082) a été observée avec l’exémestane par rapport au tamoxifène dans la population entière de l’étude.
Dans l’analyse complémentaire de la sous-population des patientes exprimant des récepteurs aux estrogènes ou avec statut hormonal inconnu, le risque relatif de survie globale non ajusté était de 0,86 (test du log-rank : p = 0,04262), ce qui représente une réduction cliniquement et statistiquement significative de 14 % du risque de décès.
Les résultats de la sous-étude sur l’os indiquent qu’un traitement par de l’exémestane pendant 2 à 3 ans suite à un traitement par du tamoxifène de 2 à 3 ans augmente la perte osseuse durant la période sous traitement (% de modification moyenne de la densité minérale osseuse (DMO) à 36 mois par rapport à la valeur de base : exémestane : -3,37 [colonne vertébrale], -2,96 [hanche totale] et tamoxifène : -1,29 [colonne vertébrale], -2,02 [hanche totale]). Cependant, 24 mois après la fin de la période de traitement, des différences minimes dans la modification de la DMO par rapport à la valeur de base ont été observées dans les 2 groupes de traitement, le bras tamoxifène présentant une réduction finale de la DMO légèrement plus importante sur tous les sites (% de modification moyenne de la DMO par rapport à la valeur de base à 24 mois après traitement : exémestane : -2,17 [colonne vertébrale], -3,06 [hanche totale] et tamoxifène : -3,44 [colonne vertébrale], -4,15 [hanche totale]).
Le nombre de fractures rapportées pendant les périodes de traitement et pendant le suivi a été significativement plus important dans le groupe exémestane que dans le groupe tamoxifène (169 [7,3 %] versus 122 [5,2 %] ; p = 0,004), mais aucune différence n’a été relevée dans le nombre de fractures considérées comme ostéoporotiques.
IES suivi final de 119 mois
Après une durée médiane de traitement de 30 mois environ et un suivi médian de 119 mois environ, les résultats ont montré qu’un traitement séquentiel par de l’exémestane après 2 à 3 ans de thérapie adjuvante par du tamoxifène était associé à une amélioration cliniquement et statistiquement significative de la DFS, par rapport à la poursuite d’un traitement par du tamoxifène. Les résultats ont montré qu'au cours de la période d'étude observée, l’exémestane a permis une réduction du risque de récidive de cancer du sein de 14 % comparé au tamoxifène (Risque Relatif (RR) [hazard ratio (HR)] : 0,86, p = 0,00393). L'effet bénéfique d'exémestane par rapport au tamoxifène sur la DFS était manifeste, indépendamment du statut ganglionnaire ou d’un traitement antérieur par chimiothérapie.
L’exémestane a également prolongé de manière significative la survie sans cancer du sein (hazard ratio : 0,83, p < 0,00152) et la survie sans récidive à distance (hazard ratio : 0,86, p = 0,02213). L’exémestane a réduit également le risque de cancer du sein controlatéral ; cependant, cet effet n’était plus statistiquement significatif (hazard ratio :0,75, p = 0,10707).
Dans l’ensemble de la population étudiée, la survie globale n’était pas statistiquement différente entre les deux groupes avec 467 décès (19,9 %) survenant dans le groupe sous exémestane et 510 décès (21,5 %) dans le groupe sous tamoxifène (hazard ratio : 0,91, p = 0,15737, non ajusté pour test multiple). Pour le sous-ensemble de patientes ayant des récepteurs oestrogéniques positifs ou un statut inconnu, le hazard ratio de survie globale non ajusté était de 0,89 (test du log-rank : p = 0,07881) dans le groupe sous exémestane par rapport au groupe sous tamoxifène.
Dans l’ensemble de la population étudiée, une réduction statistiquement significative de 14 % du risque de décès (hazard ratio pour la survie globale : 0,86 ; test du Chi2 de Wald : p = 0,0257) a été observée avec l’exémestane par rapport au tamoxifène après ajustement des facteurs pronostiques prédéfinis (par exemple statut RE, statut ganglionnaire, chimiothérapie antérieure, utilisation d’un THS et administration de bisphosphonates).
Une plus faible incidence des deuxièmes cancers primaires (non du sein) a été observée chez les patientes traitées par exémestane par rapport aux patientes traitées seulement par tamoxifène (9,9 % versus 12,4 %).
Dans l’étude principale dont le suivi médian chez toutes les participantes a été de 119 mois (0 à 163,94) et la durée médiane du traitement par de l’exémestane a été de 30 mois (0 à 40,41), des fractures osseuses ont été rapportées chez 169 patientes (7,3 %) dans le groupe sous exémestane par comparaison aux 122 patientes (5,2 %) du groupe sous tamoxifène (p = 0,004).
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Résultats d’efficacité de l’étude IES chez des patientes ménopausées atteintes d'un cancer du sein à un stade précoce (ITT)
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Nombre d'événements
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Hazard Ratio
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|
Exémestane
|
Tamoxifène
|
Hazard Ratio
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Valeur de p
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Traitement médian à 30 mois et suivi médian à 34,5 mois
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|
Survie sans maladie a
|
213
|
306
|
0,69 (IC à 95 % : 0,58-0,82)
|
0,00003
|
|
Survie sans cancer du sein b
|
171
|
262
|
0,65 (IC à 95 % : 0,54-0,79)
|
< 0,00001
|
|
Cancer du sein controlatéral
|
8
|
25
|
0,32 (IC à 95 % : 0,15-0,72)
|
0,00340
|
|
Survie sans récidive à distance c
|
142
|
204
|
0,70 (IC à 95 % : 0,56-0,86)
|
0,00083
|
|
Survie globale d
|
116
|
137
|
0,86 (IC à 95 % : 0,67-1,10)
|
0,22962
|
|
Traitement médian à 30 mois et suivi médian à 52 mois
|
|
Survie sans maladie a
|
354
|
453
|
0,77 (IC à 95 % : 0,67-0,88)
|
0,00015
|
|
Survie sans cancer du sein b
|
289
|
373
|
0,76 (IC à 95 % : 0,65-0,89)
|
0,00041
|
|
Cancer du sein controlatéral
|
20
|
35
|
0,57 (IC à 95 % : 0,33-0,99)
|
0,04158
|
|
Survie sans récidive à distance c
|
248
|
297
|
0,83 (IC à 95 % : 0,70-0,98)
|
0,02621
|
|
Survie globale d
|
222
|
262
|
0,85 (IC à 95 % : 0,71-1,02)
|
0,07362
|
|
Traitement médian à 30 mois et suivi médian à 87 mois
|
|
Survie sans maladie a
|
552
|
641
|
0,84 (IC à 95 % : 0,75-0,94)
|
0,002
|
|
Survie sans cancer du sein b
|
434
|
513
|
0,82 (IC à 95 % : 0,72-0,94)
|
0,00263
|
|
Cancer du sein controlatéral
|
43
|
58
|
0,74 (IC à 95 % : 0,50-1,10)
|
0,12983
|
|
Survie sans récidive à distance c
|
353
|
409
|
0,85 (IC à 95 % : 0,74-0,98)
|
0,02425
|
|
Survie globale d
|
373
|
420
|
0,89 (IC à 95 % : 0,77-1,02)
|
0,08972
|
|
Traitement médian à 30 mois et suivi médian à 119 mois
|
|
Survie sans maladie a
|
672
|
761
|
0,86 (IC à 95 % : 0,77-0,95)
|
0,00393
|
|
Survie sans cancer du sein b
|
517
|
608
|
0,83 (IC à 95 % : 0,74-0,93)
|
0,00152
|
|
Cancer du sein controlatéral
|
57
|
75
|
0,75 (IC à 95 % : 0,53-1,06)
|
0,10707
|
|
Survie sans récidive à distance c
|
411
|
472
|
0,86 (IC à 95 % : 0,75-0,98)
|
0,02213
|
|
Survie globale d
|
467
|
510
|
0,91 (IC à 95 % : 0,81-1,04)
|
0,15737
|
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IC = intervalle de confiance ; IES = Intergroup Exemestane Study ; ITT = intention-to-treat (en intention de traiter).
a La survie sans maladie est définie comme étant la première survenue de récidive locale ou à distance, de cancer du sein controlatéral ou de décès de toute cause.
b La survie sans cancer du sein est définie comme étant la première survenue de récidive locale ou à distance, de cancer du sein controlatéral ou de mortalité due au cancer du sein.
c La survie sans récidive à distance est définie comme étant la première survenue de récidive à distance ou de mortalité due au cancer du sein.
d La survie globale est définie comme étant la survenue du décès de toute cause.
Traitement du cancer du sein à un stade avancé
Dans une étude clinique randomisée, contrôlée et soumise à un panel de relecture indépendant, l’exémestane à la dose quotidienne de 25 mg a démontré un allongement statistiquement significatif de la survie, du délai jusqu'à progression, et du temps jusqu'à échec du traitement par rapport au traitement hormonal de référence : l'acétate de mégestrol. L'étude a été conduite chez des patientes ménopausées présentant un cancer du sein à un stade avancé progressant après ou pendant un traitement par du tamoxifène, donné en adjuvant ou en première intention devant une maladie avancée.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Après une administration orale des comprimés d’exémestane, l’exémestane est rapidement absorbé. La fraction de la dose absorbée par le tractus gastro-intestinal est importante. La biodisponibilité absolue chez l’homme n’est pas connue, mais l’on s’attend à ce qu’elle soit limitée dû à un important effet de premier passage hépatique. Chez le Rat et le Chien, un effet similaire est apparu avec une biodisponibilité absolue de 5 %. Après administration d'une dose unique de 25 mg, les taux plasmatiques maximums de 18 ng/mL sont atteints après deux heures. L'ingestion concomitante d'aliments augmente la biodisponibilité de 40 %.
Distribution
Le volume de distribution d’exémestane, sans tenir compte du facteur de correction de la biodisponibilité orale est d’environ 20 000 litres. La cinétique est linéaire et la demi-vie terminale d'élimination est d'environ 24 heures. La fixation aux protéines plasmatiques est d'environ 90 % et est indépendante de la concentration. L’exémestane et ses métabolites ne se fixent pas aux cellules sanguines.
L’exémestane ne s’accumule pas d’une façon inattendue après des doses réitérées.
Élimination
L’exémestane est métabolisé par oxydation de la fonction méthylène en position 6 par l’isoenzyme CYP3A4 et/ou par réduction de la fonction 17-céto par l’aldo-céto réductase après conjugaison. La clairance d’exémestane est d’environ 500 L/h, sans tenir compte du facteur de correction de la biodisponibilité orale. Les métabolites sont soit inactifs soit moins actifs que le composé parent pour l'inhibition de l'aromatase. La quantité de substance éliminée sous forme inchangée dans les urines représente moins de 1 % de la dose. Après une semaine, des quantités égales (40 %) d’exémestane radiomarqué au 14C ont été retrouvées dans les urines et les fèces.
Populations spéciales
Age
Aucune corrélation significative entre l'exposition systémique à l’exémestane et l'âge des sujets n'a été observée.
Insuffisance rénale
Chez les patientes présentant une insuffisance rénale grave (CLcr < 30 mL/min), l’exposition systémique à l’exémestane a été le double de celle observée chez les volontaires sains. Etant donné le profil de tolérance d’exémestane, aucun ajustement de dose n’est considéré comme nécessaire.
Insuffisance hépatique
Chez les patientes présentant une insuffisance hépatique modérée ou grave, l’exposition à l’exémestane est 2-3 fois supérieure à celle observée chez les volontaires saines. Etant donné le profil de tolérance de l’exémestane, aucun ajustement de dose n’est considéré comme nécessaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Etudes de toxicité
Les résultats obtenus à partir des études de toxicité par administration réitérée chez le Rat et le Chien étaient généralement liés à l’activité pharmacologique de l’exémestane, tels que les effets sur les organes reproducteurs et leurs annexes.
Les autres effets toxicologiques (sur le foie, les reins ou le système nerveux central) ont été uniquement observés pour des expositions considérées suffisamment supérieures à l’exposition maximale chez l’Homme si bien que leur apparition en clinique est peu probable.
Mutagenèse
L’exémestane n'a pas été génotoxique pour les bactéries (test d'Ames), les cellules de Hamster chinois V79, les hépatocytes de Rat ou dans le test du micronucleus de Souris. Bien que l’exémestane soit clastogène sur les lymphocytes in vitro, il ne l'était pas dans deux études in vivo.
Toxicité sur la reproduction
Chez le Rat et le Lapin, l’exémestane a été embryotoxique pour des niveaux d’exposition systémique similaires à ceux obtenus chez l’Homme pour une prise de 25 mg/jour. Il n'y a eu aucun signe de tératogénicité.
Carcinogénicité
Dans une étude de carcinogénicité de 2 ans chez le Rat femelle, aucune tumeur liée au traitement n’a été observée. Chez le Rat mâle, l’étude a été arrêtée à la 92ème semaine pour cause de mort prématurée par néphropathie chronique. Dans une étude de carcinogénicité de 2 ans chez la Souris, une augmentation de l’incidence des néoplasmes hépatiques a été observée pour les 2 sexes à des doses intermédiaires et fortes (150 et 450 mg/kg/jour). Ces résultats sont considérés comme étant liés à l’induction des enzymes microsomales hépatiques, cet effet étant observé chez la Souris mais pas dans les études cliniques. Par ailleurs, une augmentation de l’incidence des adénomes tubulaires rénaux a été observée chez la Souris mâle à forte dose (450 mg/kg/jour). Ce changement est considéré comme étant espèce et sexe-dépendant. Il apparaît à une dose qui représente 63 fois l’exposition de l’Homme aux doses thérapeutiques. Aucun des effets observés n’est considéré comme étant cliniquement pertinent pour le traitement des patients par l’exémestane.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.1. Liste des excipients
Noyau du comprimé : amidon prégélatinisé, amidon de maïs, cellulose microcristalline (grade 101) cellulose microcristalline (grade 102) , crospovidone (type A), glycolate d’amidon sodique (type A), povidone (K30), polysorbate 80, hyprolose (2.0 – 2.9 mPa.s), talc, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
Pelliculage : alcool polyvinylique, dioxyde de titane (E171), talc, lécithine de soja (E332), gomme xanthane.
6.2. Incompatibilités
Sans objet.
6.3. Durée de conservation
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
EXEMESTANE ARROW LAB 25 mg, comprimé pelliculé est disponible sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
Boîtes de 28, 30, 60, 98, 100 et 120 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EUGIA PHARMA (MALTA) LTD
VAULT 14, LEVEL 2
VALLETTA WATERFRONT
FLORIANA, FRN 1914
MALTE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 303 020 1 9 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I