Médicament réservé à l'usage hospitalier, agréé aux collectivités. Non disponible en officine de ville.
À quoi sert ce médicament ?
Buvidal contient la substance active buprénorphine, qui est un médicament de type opioïde. Il est utilisé
pour traiter la dépendance aux opioïdes chez les patients qui reçoivent aussi une aide médicale, sociale et
Buvidal est destiné aux adultes et aux adolescents âgés de 16 ans ou plus.
Informations à connaître avant de le prendre
N’utilisez jamais Buvidal
si vous êtes allergique à la buprénorphine ou à l’un des autres composants contenus dans ce
médicament (mentionnés dans la rubrique 6),
si vous souffrez de problèmes respiratoires graves,
si vous souffrez de maladies graves du foie,
si vous souffrez d’une intoxication alcoolique ou si vous présentez tremblements, transpiration,
anxiété, confusion ou hallucinations à cause de l’alcool.
Avertissements et précautions
Prévenez votre médecin avant de prendre Buvidal en cas de :
asthme ou d’autres problèmes respiratoires
maladie du foie, telle qu’une hépatite
insuffisance rénale sévère
certaines affections du rythme cardiaque (syndrome du QT long ou allongement de l’intervalle QT)
tension artérielle basse
si vous avez récemment subi un traumatisme crânien ou souffrez d’une maladie cérébrale
troubles urinaires (en particulier, lié à une augmentation du volume de la prostate, chez les hommes)
problèmes de thyroïde
affection corticosurrénalienne (par ex. la maladie d’Addison)
problèmes de la vésicule biliaire
d’une dépression ou d’une autre maladie traitée par des antidépresseurs.
L’utilisation concomitante de ces médicaments avec Buvidal peut provoquer un syndrome
sérotoninergique, une maladie potentiellement mortelle (voir « Autres médicaments et Buvidal »)
si vous avez déjà eu une réaction allergique au latex.
Points importants à savoir
Problèmes respiratoires : Certaines personnes sont décédées à cause d’une respiration très lente et
très faible causée par la prise en même temps de buprénorphine et d’autres dépresseurs du système
nerveux central (substances qui ralentissent certaines activités cérébrales), tels que les
benzodiazépines, l’alcool ou d’autres opioïdes.
Somnolence : Ce médicament peut provoquer une somnolence, en particulier lorsqu’il est utilisé
avec de l’alcool ou d’autres dépresseurs du système nerveux central (substances qui ralentissent
certaines activités cérébrales), tels que les benzodiazépines, d’autres médicaments qui diminuent
l’anxiété ou qui aident à dormir, la prégabaline ou la gabapentine.
Dépendance : Ce médicament peut entraîner une dépendance.
Lésions du foie : Des lésions du foie peuvent survenir avec la buprénorphine, en particulier
lorsqu’elle est mal utilisée. Cela peut également survenir en raison d’infections virales (hépatite C
chronique), d’abus d’alcool, d’anorexie (trouble du comportement alimentaire) ou d’association
avec d’autres médicaments présentant un risque pour le foie. Votre médecin pourra vous prescrire
des examens sanguins régulièrement pour vérifier votre foie. Informez votre médecin si vous
souffrez de problèmes de foie avant de commencer un traitement par Buvidal.
Symptômes de sevrage : Ce médicament peut provoquer des symptômes de sevrage si vous le
prenez moins de 6 heures après la prise d’un opioïde à courte durée d’action (par exemple
morphine, héroïne) ou moins de 24 heures après la prise d’un opioïde à longue durée d’action tel
que la méthadone.
Tension artérielle : Ce médicament peut provoquer une baisse soudaine de la tension artérielle,
provoquant une sensation de vertige lors du passage trop rapide de la position assise ou allongée à la
Diagnostic d’autres maladies sans rapport : Ce médicament peut masquer la douleur et ainsi,
rendre plus difficile le diagnostic de certaines autres maladies. N’oubliez pas d’informer votre
médecin que vous être traité par ce médicament.
Troubles respiratoires liés au sommeil : Buvidal peut provoquer des troubles respiratoires liés au
sommeil, tels que l'apnée du sommeil (pauses respiratoires pendant le sommeil) et l'hypoxémie liée
au sommeil (faible taux d'oxygène dans le sang). Les symptômes peuvent inclure des pauses
respiratoires pendant le sommeil, un réveil nocturne dû à un essoufflement, des difficultés à
maintenir le sommeil ou une somnolence excessive pendant la journée. Si vous ou une autre
personne observez ces symptômes, contactez votre médecin. Une réduction de dose peut être
envisagée par votre médecin.
Tolérance, dépendance et addiction
Ce médicament contient de la buprénorphine qui est un médicament opioïde. L'utilisation répétée
d'opioïdes peut rendre le médicament moins efficace (on s'y habitue, c'est ce qu'on appelle la tolérance).
L'utilisation répétée de la buprénorphine peut également entraîner une dépendance, un abus et une
addiction, qui peuvent se traduire par une overdose potentiellement mortelle.
La dépendance ou l'addiction peut vous donner l'impression que vous ne contrôlez plus la quantité de
médicament que vous devez recevoir ou la fréquence à laquelle vous devez le recevoir.
Le risque de dépendance ou d’addiction varie d'une personne à l'autre. Ce risque de dépendance ou
d’addiction à la buprénorphine peut être plus élevé si :
Vous ou un membre de votre famille avez déjà consommé abusivement de l’alcool ou avez été
dépendant de l'alcool, de médicaments sur ordonnance ou de drogues illégales ("addiction").
Vous êtes fumeur.
Vous avez déjà eu des problèmes d'humeur (dépression, anxiété ou trouble de la personnalité) ou avez
été traité par un psychiatre pour d'autres maladies mentales.
Si vous remarquez l'un des signes suivants pendant que vous utilisez de la buprénorphine, cela peut être le
signe d'une dépendance ou d'une addiction :
Vous ressentez le besoin d’utiliser le médicament plus longtemps que ce que vous a conseillé votre
Vous ressentez le besoin que la dose recommandée soit dépassée
Vous utilisez le médicament pour des raisons autres que celles prescrites, par exemple "pour rester
calme" ou "pour vous aider à dormir".
Vous avez fait des tentatives répétées et infructueuses pour arrêter ou contrôler l'utilisation du
Lorsque vous arrêtez de recevoir le médicament, vous vous sentez mal et vous vous sentez mieux lorsque
vous recevez le médicament ("effets de sevrage").
Si vous remarquez l'un de ces signes, parlez-en à votre médecin pour discuter de la meilleure voie de
traitement pour vous, y compris quand il est approprié d'arrêter et comment arrêter en toute sécurité (voir
la section 3, Si vous arrêtez d’utiliser Buvidal).
Enfants et adolescents
Buvidal ne doit pas être utilisé chez les enfants âgés de moins de 16 ans. Vous serez surveillé plus
étroitement par votre médecin si vous êtes un adolescent (16-17 ans).
Autres médicaments et Buvidal
Informez votre médecin si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.
Certains médicaments peuvent augmenter les effets indésirables de Buvidal et risquent d’entraîner des
réactions très graves.
Il est particulièrement important d’informer votre médecin si vous prenez :
des benzodiazépines (utilisées pour traiter l’anxiété ou les troubles du sommeil). Prendre une
benzodiazépine en trop grande quantité avec Buvidal peut causer la mort car les deux médicaments
peuvent ralentir et affaiblir la respiration (dépression respiratoire). Si vous avez besoin d’une
benzodiazépine, votre médecin vous prescrira la dose correcte.
des gabapentinoïdes (gabapentine ou prégabaline) (utilisés pour traiter l’épilepsie ou les douleurs
neuropathiques). Prendre un gabapentinoïde en trop grande quantité peut causer la mort car les deux
médicaments peuvent ralentir et affaiblir la respiration (dépression respiratoire). Vous devez utiliser
la dose que votre médecin vous a prescrite.
alcool ou médicaments contenant de l’alcool. L’alcool peut aggraver l’effet sédatif de ce
d’autres médicaments qui peuvent rendre somnolent, utilisés pour traiter des affections telles
que l’anxiété, l’insomnie, les convulsions/crises d’épilepsie et la douleur. Ces médicaments,
lorsqu’ils sont associés à Buvidal, peuvent ralentir certaines activités cérébrales et diminuer la
vigilance, et ainsi altérer votre aptitude à conduire et à utiliser des machines.
Exemples de médicaments qui peuvent rendre somnolent ou diminuer la vigilance :
les autres opioïdes tels que la méthadone, certains anti-douleurs et antitussifs. Ces
médicaments peuvent également augmenter le risque de surdosage aux opioïdes
antidépresseurs (utilisés pour traiter la dépression)
antihistaminiques sédatifs (utilisés pour traiter les réactions allergiques)
barbituriques (utilisés pour provoquer l’endormissement ou la sédation)
certains anxiolytiques (utilisés pour traiter les troubles anxieux)
neuroleptiques (utilisés pour traiter les troubles psychiatriques, tels que la schizophrénie)
clonidine (utilisée pour traiter la tension artérielle élevée).
antalgiques opioïdes. Ces médicaments peuvent ne pas agir correctement lorsqu’ils sont utilisés
avec Buvidal et peuvent augmenter le risque de surdosage.
naltrexone et nalméfène (utilisés pour traiter la maladie alcoolique) car ils peuvent empêcher
Buvidal d’agir correctement. Vous ne devez pas les prendre en même temps que ce médicament.
certains antirétroviraux (utilisés dans le traitement de l’infection par le VIH), tels que le ritonavir,
le nelfinavir ou l’indinavir, car ils peuvent augmenter les effets de ce médicament,
certains antifongiques (utilisés pour traiter les infections dues à des champignons), comme le
kétoconazole, l’itraconazole, car ils augmenter les effets de ce médicament.
antibiotiques macrolides (utilisés pour traiter les infections bactériennes) tels que la
clarithromycine et l’érythromycine car ils peuvent augmenter les effets de ce médicament.
certains antiépileptiques (utilisés pour traiter l’épilepsie), tels que le phénobarbital, la
carbamazépine et la phénytoïne, car ils peuvent diminuer l’effet de Buvidal.
rifampicine (utilisée pour traiter la tuberculose). La rifampicine peut diminuer l’effet de Buvidal.
inhibiteurs de la monoamine oxydase (utilisés pour traiter la dépression), tels que la phénelzine,
l’isocarboxazide, l’iproniazide et la tranylcypromine, car ils peuvent augmenter les effets de ce
des antidépresseurs tels que le moclobémide, la tranylcypromine, le citalopram, l’escitalopram, la
fluoxétine, la fluvoxamine, la paroxétine, la sertraline, la duloxétine, la venlafaxine, l’amitriptyline,
la doxépine, ou la trimipramine. Ces médicaments peuvent interagir avec Buvidal et vous pouvez
présenter des symptômes tels que des contractions rythmiques involontaires des muscles, y compris
des muscles qui contrôlent les mouvements de l'œil, une agitation, des hallucinations, un coma, une
transpiration excessive, des tremblements, une exagération des réflexes, une augmentation de la
tension musculaire, une température corporelle supérieure à 38 °C. Contactez votre médecin si vous
ressentez ces symptômes.
des médicaments utilisés pour traiter les allergies, le mal des transports ou les nausées
(antihistaminiques ou antiémétiques)
des médicaments pour traiter la maladie de Parkinson
Buvidal avec l’alcool
Ne prenez pas d'alcool pendant l'utilisation de Buvidal (voir rubrique 2 avertissements et précautions).
Prendre ce médicament avec de l’alcool peut augmenter la somnolence et accroître le risque de problèmes
Grossesse et allaitement
Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou si vous planifiez une grossesse,
demandez conseil à votre médecin avant de recevoir ce médicament. Les risques associés à la prise de
Buvidal chez les femmes enceintes ne sont pas connus. Votre médecin vous aidera à décider si vous devez
poursuivre la prise de ce médicament pendant la grossesse.
Utiliser ce médicament en fin de grossesse peut provoquer des symptômes de sevrage ainsi que des
problèmes respiratoires chez le nouveau-né. Cela peut survenir quelques heures à quelques jours après la
Vérifiez auprès de votre médecin avant d’utiliser Buvidal pendant l’allaitement, car ce
dans le lait maternel.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
Buvidal peut provoquer une somnolence et des étourdissements. Cela survient plus fréquemment en début
de traitement et en cas de modification de la dose. Ces effets peuvent être aggravés si vous consommez de
l’alcool ou prenez d’autres médicaments sédatifs. Ne conduisez pas, n’utilisez pas d’outils ou de machines
et n’effectuez pas d’activités dangereuses tant que vous ne savez pas quels effets ce médicament peut
avoir sur vous.
Buvidal contient de l’alcool
Buvidal 8 mg, 16 mg, 24 mg et 32 mg contient 95,7 mg d’alcool de (éthanol) dans chaque mL (10 %
w/w). La quantité dans 1 dose de ce médicament équivaut à moins de 2 mL de bière ou 1 mL de vin.
La faible quantité d'alcool contenue dans ce médicament n'aura aucun effet notable.
3. Comment Buvidal est-il administré ?
Buvidal doit être administré exclusivement par des professionnels de santé.
Buvidal 8 mg, 16 mg, 24 mg et 32 mg est administré chaque semaine. Buvidal 64 mg, 96 mg, 128 mg et
160 mg est administré chaque mois.
Votre médecin déterminera la dose qui vous convient le mieux. Pendant le traitement, le médecin pourra
ajuster la dose, en fonction de la façon dont le médicament agit.
Instauration du traitement
La première dose de Buvidal vous sera administrée lorsque vous présenterez des signes évidents de
Si vous êtes dépendant aux opioïdes à courte durée d’action (par ex. morphine ou héroïne), la première
dose de Buvidal vous sera administrée au moins 6 heures après votre dernière prise d’un opioïde.
Si vous êtes dépendant aux opioïdes à longue durée d’action (par ex. méthadone), votre dose de
méthadone sera diminuée à au moins 30 mg par jour avant de commencer Buvidal. La première dose de
médicament vous sera administrée au moins 24 heures après votre dernière utilisation de méthadone.
Si vous ne recevez pas déjà de la buprénorphine (même substance active que dans Buvidal) sublinguale
(sous la langue), la dose initiale recommandée est de 16 mg, avec une ou deux doses supplémentaires de
Buvidal de 8 mg administrées à au moins 1 jour d’intervalle au cours de la première semaine de
traitement. Cela représente une dose totale de 24 mg ou 32 mg au cours de la première semaine de
Si vous n’avez jamais reçu de buprénorphine, vous recevrez une dose de buprénorphine sublinguale de
4 mg et resterez en observation pendant une heure avant la première dose de Buvidal.
Buvidal en traitement mensuel peut être utilisé, si cela convient dans votre cas, lorsqu’une stabilisation est
obtenue avec Buvidal en traitement hebdomadaire (quatre semaines de traitement ou plus si besoin).
Si vous prenez déjà de la buprénorphine sublinguale, vous pouvez commencer à recevoir Buvidal dès le
lendemain de votre dernière prise. Votre médecin vous prescrira la dose initiale de Buvidal adaptée en
fonction de la dose de buprénorphine sublinguale que vous prenez actuellement.
Poursuite du traitement et ajustement posologique
En cas de traitement prolongé par Buvidal, votre médecin peut diminuer ou augmenter la dose, en fonction
de vos besoins. Vous pouvez passer du traitement hebdomadaire au traitement mensuel, et vice versa.
Votre médecin vous prescrira la dose appropriée pour vous.
En cas de traitement prolongé, vous pourriez recevoir une dose supplémentaire de Buvidal de 8 mg entre
le traitement hebdomadaire et le traitement mensuel, si votre médecin le juge approprié.
La dose hebdomadaire maximale si vous êtes traité par Buvidal hebdomadaire est de 32 mg avec une dose
supplémentaire de 8 mg. La dose mensuelle maximale si vous êtes sous traité par Buvidal mensuel est de
Buvidal est administré en une seule injection sous la peau (sous-cutanée) dans l’une des régions
d’injection autorisées : fesse, cuisse, abdomen ou bras. Vous pouvez recevoir plusieurs injections dans la
même zone, mais les sites d’injection exacts seront différents pour chaque injection hebdomadaire et
mensuelle, pendant un intervalle minimum de 8 semaines.
Si vous avez utilisé plus de buprénorphine que vous n’auriez dû
Si vous avez reçu plus de buprénorphine que vous n’auriez pas dû recevoir, vous devez contacter votre
médecin immédiatement car cela peut ralentir et affaiblir la respiration, ce qui peut entraîner la mort.
Si vous utilisez trop de buprénorphine, vous devez immédiatement consulter un médecin car un surdosage
peut entraîner des problèmes respiratoires graves et engager le pronostic vital. Les symptômes de
surdosage peuvent être : respiration plus lente et plus faible, sensation de somnolence inhabituelle,
nausées, vomissements et/ou troubles de l’élocution ou des difficultés à parler. Vous pouvez également
avoir un rétrécissement des pupilles. Si vous commencez à vous sentir faible, cela peut être un signe de
tension artérielle basse.
Si vous oubliez d’utiliser Buvidal
Il est très important d’honorer tous vos rendez-vous pour recevoir Buvidal. Si vous manquez
vous, demandez à votre médecin de programmer votre prochaine dose.
Si vous arrêtez d’utiliser Buvidal
N’arrêtez pas le traitement sans en avoir parlé au préalable avec le médecin qui vous suit. L’arrêt du
traitement peut entraîner l’apparition de symptômes de manque.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre
Effets indésirables éventuels
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne
surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Informez immédiatement votre médecin ou cherchez une assistance médicale en urgence si vous
présentez des effets indésirables, tels que :
respiration soudainement sifflante, difficulté à respirer, gonflement des paupières, du visage, de la
langue, des lèvres, de la gorge ou des mains ; éruption cutanée ou démangeaisons, en particulier sur
l’ensemble du corps. Ces effets peuvent être le signe d’une réaction allergique engageant le
si votre respiration se fait plus lente et plus faible que d’habitude (dépression respiratoire).
si vous pensez être sur le point de vous évanouir, car cela peut être un signe de tension artérielle
Informez également votre médecin immédiatement si
vous avez des effets indésirables tels que :
fatigue intense, perte d’appétit ou si votre peau ou vos yeux deviennent jaunes. Ces symptômes
peuvent indiquer une atteinte du foie.
Autres effets indésirables :
Effets indésirables très fréquents (pouvant toucher plus d’1 personne sur 10) :
Insomnie (incapacité à dormir)
Maux de tête
Nausées (envie de vomir)
Transpiration excessive, syndrome de manque, douleur
Effets indésirables fréquents (pouvant toucher jusqu’à 1 personne sur 10) :
Infection, grippe, mal de gorge et déglutition douloureuse, nez qui coule
Gonflement des ganglions lymphatiques
Diminution de l’appétit
Anxiété, agitation, dépression, hostilité, nervosité, pensées anormales, paranoïa
Somnolence, étourdissements, migraine, sensations de brûlure ou de picotements dans les mains et
les pieds, évanouissement, tremblements, augmentation de la tension musculaire, troubles de
Larmoiement, dilatation ou rétrécissement anormal des pupilles (partie noire au centre de l’œil)
Tension artérielle basse
Toux, essoufflement, bâillements, asthme, bronchite
Constipation, vomissements, maux de ventre, flatulences (gaz), indigestion, bouche sèche, diarrhée
Éruption cutanée, démangeaisons, urticaire
Douleurs articulaires, dorsales, musculaires, spasmes musculaires, douleur à la nuque, douleurs
Réactions au site d’injection, par ex : douleur, démangeaisons, rougeurs sur la peau, gonflement et
induration de la peau, gonflement des chevilles, des pieds ou des doigts, faiblesse, sensation d’être
souffrant, fièvre, frissons, syndrome de sevrage médicamenteux chez le nouveau-né, douleur dans la
Résultats anormaux aux examens hépatiques
Effets indésirables peu fréquents (peuvent toucher jusqu’à 1 personne sur 100) :
Infection cutanée au site d’injection
Sensation d’étourdissement ou de vertiges
Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :
Hallucinations, gaieté excessive et surexcitation (euphorie)
Rougeur anormale de la peau
Miction douloureuse ou difficile
Réactions au point d'injection, par exemple des plaies ouvertes, une zone gonflée avec accumulation
de pus et nécrose de la peau ou de tissus au point d'injection.
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin. Ceci s’applique aussi à tout
effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets
indésirables directement via le système national de déclaration décrit en Annexe V. En signalant les effets
indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur l’innocuité du médicament.
Comment le conserver ?
Buvidal doit être administré par des professionnels de santé exclusivement. L’utilisation à domicile ou
l’auto-administration du produit par les patients n’est pas autorisée.
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage ou sur la seringue
après la mention EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler
N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez des particules visibles ou si le liquide est trouble.
Buvidal est à usage unique exclusivement. Toute seringue usagée doit être jetée.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre
pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger
Contenu de l'emballage et autres informations
Ce que contient Buvidal
La substance active est la buprénorphine
Les autres composants sont : phosphatidylcholine de soja, dioléate de glycérol, éthanol anhydre
(voir rubrique 2 Le Buvidal contient de l'alcool) (uniquement dans la formule hebdomadaire) et N-
méthylpyrrolidone (uniquement dans la formule mensuelle).
Les seringues suivantes sont disponibles :
Injection hebdomadaire :
8 mg : Seringue préremplie contenant 8 mg de buprénorphine dans 0,16 mL de solution
16 mg : Seringue préremplie contenant 16 mg de buprénorphine dans 0,32 mL de solution
24 mg : Seringue préremplie contenant 24 mg de buprénorphine dans 0,48 mL de solution
32 mg : Seringue préremplie contenant 32 mg de buprénorphine dans 0,64 mL de solution
Injection mensuelle :
64 mg : Seringue préremplie contenant 64 mg de buprénorphine dans 0,18 mL de solution
96 mg : Seringue préremplie contenant 96 mg de buprénorphine dans 0,27 mL de solution
128 mg : Seringue préremplie contenant 128 mg de buprénorphine dans 0,36 mL de solution
160 mg : Seringue préremplie contenant 160 mg de buprénorphine dans 0,45 mL de solution
Comment se présente Buvidal et contenu de l’emballage extérieur
Buvidal est une solution injectable à libération prolongée. Chaque seringue préremplie contient un liquide
limpide jaunâtre à jaune clair.
Les présentations suivantes sont disponibles :
Seringues préremplies contenant 8 mg, 16 mg, 24 mg, 32 mg, 64 mg, 96 mg, 128 mg et 160 mg en
Chaque boîte contient 1 seringue préremplie avec un
bouchon, une aiguille, un protège-aiguille, un
dispositif de sécurité et 1 tige de piston.
Titulaire de l’Autorisation de mise sur le marché
Rydbergs torg 4
SE-224 84 Lund
Rechon Life Science AB
216 13 Limhamn
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est.
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence européenne
des médicaments http://www.ema.europa.eu.
Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :
Consignes d’utilisation pour les professionnels de santé
1. Informations importantes
2. Piècesde la seringue de sécurité
4. Élimination de la seringue
1. Informations importantes
L’injection doit se faire dans le tissu sous-cutané UNIQUEMENT. Ne pas utiliser si la seringue de
sécurité est cassée ou si l’emballage est endommagé.
Le protège-aiguille de la seringue de sécurité peut contenir du latex, qui peut provoquer des
réactions allergiques chez les personnes sensibles au latex.
Manipuler la seringue de sécurité avec précaution afin d’éviter toute piqûre accidentelle. La
seringue de sécurité comprend un dispositif de sécurité de protection de l’aiguille, qui s’active à la
fin de l’injection. La protection de l’aiguille permet d’éviter les blessures par piqûre d’aiguille.
Ne pas retirer le bouchon de la seringue de sécurité tant que vous n’êtes pas prêt à réaliser
l’injection. Une fois le bouchon retiré, n’essayez jamais de le replacer sur l’aiguille.
Jeter la seringue de sécurité usagée immédiatement après utilisation. Ne pas réutiliser la seringue de
2. Piècesde la seringue de sécurité
Figure 1 Seringue de sécurité : Avant
b) Corps de protection de la seringue
c) Ailettes de protection de la seringue
e) Tête du piston
Seringue de sécurité : Après utilisation
(avec le mécanisme de protection de
Veuillez noter que le plus petit volume d’injection est à peine visible dans la fenêtre de
visualisation, car le ressort du dispositif de sécurité masque une partie du cylindre en verre près
Ne touchez pas les ailettes du protège seringue tant que vous n'êtes pas prêt à faire l'injection. En les
touchant, le protège-seringue peut être activé trop tôt.
N'utilisez pas le dispositifs'il est tombé sur une surface dure ou s'il est endommagé. Utiliser un
nouveau dispositifpour l'injection.
Sortez la seringue de la boîte en carton : saisissez la seringue par son corps de protection.
Pendant que vous tenez fermement la seringue par fenêtre de visualisation, insérez la tige du piston
dans le bouchon de piston en faisant tourner délicatement la tige du piston dans le sens des aiguilles
d’une montre jusqu’à ce qu’elle soit bien fixée (voir Figure 2)
Figure 2 Avant Après
Inspectez attentivement la seringue de sécurité :
N’utilisez pas la seringue de sécurité au-delà de la date de péremption indiquée sur la boîte ou
sur l’étiquette de la seringue.
Une petite bulle d’air peut être visible. C’est normal.
Le liquide doit être limpide. N’utilisez pas la seringue de sécurité si le liquide contient des
particules ou s’il est trouble.
Choisissez le site d’injection. Il convient d’alterner les sites d’injection entre la fesse, la cuisse,
l’abdomen et le bras (voir Figure 3) avec un intervalle minimum de 8 semaines avant de réinjecter
dans un site d’injection déjà utilisé au préalable. Les injections au niveau de la taille ou à moins de
5 cm du nombril doivent être évitées.
Mettez des gants et nettoyez le site d’injection en mouvements circulaires à l’aide d’une lingette
imbibée d’alcool (non fournie dans la boîte). Ne touchez plus la peau nettoyée avant de réaliser
Tout en maintenant la seringue de sécurité par le corps de protection de la seringue, comme indiqué
(voir Figure 4), retirez délicatement le protège-aiguille. Jetez immédiatement le protège-aiguille
(n’essayez jamais de le replacer sur l’aiguille). Il se peut qu’une goutte de liquide apparaisse au bout
de l’aiguille. C’est normal.
Pincez la peau au site d’injection entre le pouce et l’index, comme indiqué (voir Figure 5).
Tenez la seringue de sécurité comme indiqué et introduisez l’aiguille à un angle d’environ 90° (voir
Figure 5). Enfoncez l’aiguille jusqu’au bout.
Tout en tenant la seringue comme indiqué (voir Figure 6), enfoncez lentement le piston jusqu’à ce
que sa tête soit bloquée entre les ailettes de protection de la seringue et que la solution soit
Retirez délicatement l’aiguille de la peau. Il est recommandé que le piston reste entièrement enfoncé
lorsque vous retirez délicatement l’aiguille du site d’injection (voir Figure 7).
Dès que l’aiguille est entièrement retirée de la peau, soulevez lentement votre pouce du piston et
laissez la protection de seringue recouvrir automatiquement l’aiguille exposée (voir Figure 8). Il
peut y avoir une petite quantité de sang au site d’injection. Si nécessaire, essuyez à l’aide d’un
tampon de coton ou d’une compresse.
4. Élimination de la seringue
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Questions fréquentes sur BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée
Comment utiliser BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée ?
BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée se présente sous forme de solution injectable à libération prolongée et s'administre par voie sous-cutanée. Respectez scrupuleusement la posologie prescrite par votre médecin et lisez attentivement la notice.
BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée est-il disponible sans ordonnance ?
Non, BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée est soumis à prescription médicale (médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement, prescription réservée aux médecins exerçant dans les centres de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA)., prescription limitée à 4 semaines, prescription hospitalière, réservé à l'usage professionnel, liste I, prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée, L'administration doit être effectuée dans un établissement de santé).
Quelle est la substance active de BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée ?
La substance active de BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée est BUPRÉNORPHINE.
Qui fabrique BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée ?
BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée est fabriqué par le laboratoire CAMURUS (SUEDE).
Depuis quand BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée est-il autorisé en France ?
BUVIDAL 8 mg, solution injectable à libération prolongée a obtenu son Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) le 20/11/2018.
? À propos de cette notice
Les informations ci-dessus reproduisent le contenu de la notice officielle approuvée pour ce médicament, restructuré éditorialement pour une lecture plus facile.
- Source officielle : Agence européenne des médicaments (EMA) — European Medicines Agency
- Titulaire de l'AMM : CAMURUS (SUEDE)
- Date d'AMM : 20/11/2018
- Document officiel : voir la notice sur le site de l'ANSM →