« Mon test IST » : le dépistage à domicile gratuit s’étend, mode d’emploi
Face à la recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST), le dispositif national « Mon test IST » poursuit son déploiement. Le principe : commander en ligne un kit d’autoprélèvement, réaliser le prélèvement chez soi, le renvoyer au laboratoire et recevoir ses résultats de façon confidentielle.
Qui peut en bénéficier gratuitement ?
Le kit est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais, pour les jeunes — le dispositif, ouvert d’abord aux jeunes femmes de 18 à 25 ans, s’élargit progressivement. Au-delà, le dépistage des IST reste largement accessible : le dépistage du VIH est gratuit sans ordonnance dans tous les laboratoires de biologie médicale, et celui des autres IST est possible sur prescription ou dans les CeGIDD (centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic).
Quelles infections sont recherchées ?
Selon le profil, le kit permet de dépister les infections à chlamydia et gonocoque, la syphilis, le VIH et l’hépatite B. Ces infections sont souvent silencieuses : on peut être porteur et contaminant sans aucun symptôme, d’où l’intérêt d’un dépistage régulier en cas de partenaires multiples ou de rapport non protégé.
Pourquoi se faire dépister régulièrement ?
Détectées tôt, la plupart des IST se traitent simplement — souvent par une antibiothérapie courte. Non traitées, elles peuvent entraîner des complications sérieuses : infertilité, grossesse extra-utérine, atteintes neurologiques pour la syphilis, ou transmission au partenaire et à l’enfant pendant la grossesse.
Et en pharmacie ?
Votre pharmacien peut vous orienter vers le dispositif adapté, délivrer des préservatifs remboursés sur prescription pour les moins de 26 ans (et certains gratuitement), et répondre à vos questions en toute confidentialité. En cas de symptôme — brûlures, écoulements, lésions — consultez sans attendre.
Photo : Horia Varlan — licence CC BY, via Openverse.

